ll y a 6 ans Hélène Guido Halphen [1] a suivi le parcours Tremplin. Un parcours, qui vise à prendre de la hauteur pour que chaque participant définisse un projet professionnel qui l’aidera à piloter sa 2ème partie de vie professionnelle. Ce parcours s’appuie en particulier sur un groupe, tissant des relations fortes. Pour Hélène, des contraintes personnelles l’ont obligée à l’emprunter en format hybride : principalement via une visio (de l’époque !) mais aussi, en venant participer à 2 séances pour rencontrer réellement les autres membres de son groupe.
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Que venais-tu chercher en rejoignant ce groupe ? J’étais convaincue de la puissance du collectif car j’avais déjà participé à un groupe de ce type des années avant. Je savais combien il est important d’intégrer un collectif dans ces moments de remise en cause. Pour moi, se décentrer de soi, en s’intéressant à l’autre, permet (paradoxalement) de se recentrer. J’étais aussi dans un processus de transition passant d’un métier (de DG) à un autre (l’accompagnement). |
J’ai suivi le parcours qui était mixte : la plus grande partie du groupe se retrouvait à Paris en présentiel et moi j’étais en distanciel, sauf quelques fois pendant lesquelles j’ai pu venir.J’ai ainsi surtout tissé un lien avec le collectif plutôt qu’avec chacune des personnes en particulier. Cela tient aussi probablement à mon tempérament.
Mais il est vrai que lorsque je suis venue, en particulier pour la soirée de clôture, j’ai senti la toute la dynamique et la cohésion du groupe, et je me suis sentie un peu dedans, un peu sur le côté.
Quels efforts particuliers as-tu déployés pour t’engager dans le groupe et y tisser des relations ?
J’ai une bonne capacité de concentration, je me suis appuyée sur ce talent pour participer à distance au parcours. (Et en effet, vu de l’autre côté, celui des parisiens, Hélène se caractérisait par sa présence et la pertinence de ses interventions même si parfois, elle devait demander de répéter).
Maintenant pour faciliter cette concentration, je prenais un soin particulier à mon environnement : rien ne devait me distraire ni me déranger. Ainsi je facilitais mon effort pour « m’accrocher ».
Comment évaluerais-tu ces relations maintenant que 6 ans ont passé ?
Je n’ai pas gardé de lien particulier avec l’un ou l’autre et je sais que certains se voient encore voire s’entraident toujours. Ma relation a été tissée avec le groupe, c’est peut-être en partie dû au distanciel mais aussi à mon tempérament. Mais quand l’occasion se présente, c’est avec beaucoup de plaisir que nous nous recroisons et surtout, rapidement nous retrouvons cette connivence créée à travers le parcours.
Une fois le parcours terminé, j’ai éprouvé le besoin de continuer avec des groupes souvent locaux ou, en distanciel, plus petits. Par ailleurs dorénavant, je reviens plus facilement à Paris.
Quelles recommandations ferais-tu à ceux qui intègrent un groupe en restant en grande partie en visio ?
D’abord, ce format proposé est une ressource de Qualité et il vaut mieux ne pas gâcher cette opportunité.
Donc je ferai 2 suggestions :
- La taille des groupes : c’est plus facile en groupe animé en plusieurs modalités, que le groupe ne soit pas trop important.
- Il est stratégique de bien choisir ses participations en présentiel : je pense que la séance de lancement ou la seconde séance sont très importantes.
Propos recueillis par Marc-Antoine de Bagneaux
[1] Hélène Guido Halphen est coach de dirigeants, administratrice indépendante et ancienne dirigeante d’entreprises des secteurs agricoles et agroalimentaires. Forte de plus de 30 ans d’expérience au sein de groupes internationaux, de coopératives et d’entreprises en croissance, elle accompagne les dirigeants et leurs équipes dans les enjeux de leadership, de gouvernance et de transformation. Passionnée par le développement des femmes, des hommes et des organisations, elle place l’humain au cœur de la création de valeur et de la réussite collective.
